|
Qu’est ce que le reflux gastro-œsophagien (RGO) ?
Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est aujourd’hui un des troubles alimentaires les plus fréquents de la petite enfance.
Les régurgitations sont très fréquentes : jusqu’à 4 bébés sur 10 en souffrent régulièrement. Généralement, les rejets ou régurgitations sont considérés comme des phénomènes normaux (physiologiques) non dangereux pour la santé du bébé, disparaissant progressivement en quelques mois, souvent au moment où l'alimentation devient diversifiée et qui correspond à la "verticalisation" progressive de l'enfant. Le reflux gastro-œsophagien (RGO), se caractérise par l'arrivée dans l'œsophage de liquide gastrique le plus souvent acide en provenance de l'estomac, survenant à un moment quelconque de la digestion, et même à jeun. Il peut entraîner des phénomènes inflammatoires au niveau de celui-ci (œsophagite) dont le degré peut être variable, en fonction de l'importance du passage des sécrétions gastriques. Ce reflux peut être extériorisé sous forme de régurgitations, ou rester inapparent s'il s'arrête en un point quelconque de l'œsophage, sans atteindre la bouche. La jonction œsogastrique (ce qu’on appelle faussement le clapet) du nourrisson est immature. Il est normal de constater des reflux gastriques chez le nourrisson jusqu'à l'âge de 9 mois. Le reflux gastro-œsophagien est plus fréquent chez les prématurés, chez les enfants qui ont été opérés pour des anomalies de l’œsophage, chez ceux qui souffrent de problèmes pulmonaires (asthme, dysplasie broncho-alvéolaire, fibrose kystique) ainsi que chez les enfants qui souffrent d’hypotonie ou de problèmes de développement psychomoteur (la trisomie 21, l’infirmité motrice cérébrale, etc.) Mais quelle est la différence entre les régurgitations et le reflux gastro-œsophagien?
Le reflux gastro-œsophagien reflète en réalité la grande fréquence des bébés régurgiteurs puisque 20 % des nourrissons, dans la première année de la vie régurgitent. La régurgitation se fait sans effort, alors que le vomissement se définit comme l'expulsion en jet par la bouche de tout ou partie du contenu gastrique qu'il soit alimentaire ou non, faisant intervenir activement la contraction des muscles abdominaux et parfois précédée de nausées. Il peut parfois apparaître difficile de faire la différence, notamment si les rejets sont importants en quantité, d'autant qu'il peut y avoir association de rejets ou vomissements dans le temps chez certains enfants. En ce cas, seule une appréciation clinique rigoureuse permettra de rassurer ou d'alerter les parents. Une bonne façon de les distinguer : les régurgitations banales surviennent en général juste après les biberons et sont indolores. Dans le cas du reflux, les régurgitations surviennent plusieurs heures après et sont souvent douloureuses. Quelles solutions :
Les traitements non médicamenteux sont à privilégier et doivent être appliqués en premier lieu : • Incliner la tête de lit à environ 30 degrés tout en maintenant la position recommandée sur le dos • Diminuer la quantité de lait donné chaque fois, en augmentant le nombre de tétées pour s'assurer que l’enfant mange suffisamment, • Épaissir le lait par certaines substances (pectine, extraits de caroube, amidon de maïs modifié, ou farines après 3 mois) • Vous pouvez aussi essayer les laits anti-régurgitations (AR), ou Confort ou Premium selon les marques. en grande surface. • Maintenir bébé en position inclinée et non assise pendant et après le biberon. Evitez donc d'asseoir votre bébé dans son transat après le biberon. Cela augmente la pression abdominale, et favorise ainsi le reflux. Très souvent, le reflux disparaît au fur et à mesure du passage à la station debout et à une alimentation plus solide. Si votre bébé pleure et souffre après avoir tenté ses astuces, consultez votre pédiatre qui vous prescrira, selon son diagnostic, un traitement visant à diminuer l’acidité dans l’estomac et des pansements gastriques. Petitescargot : Tout pour bébé
|